La publication cette année de l'article "Pour des Églises ouvertes" dans le journal baptiste de Nouvelle-Zélande (voir notre Cahier n°21) a suscité un vif débat dont le journal antipodéen s'est fait l'écho pendant ces dentiers mois. Nous reproduisons ici la réponse du pasteur Ayson Clifford, pendant longtemps directeur de la Faculté Baptiste d'Auckland, à la retraite depuis presque vingt ans. Ayson Clifford écrit cet article pour le grand public baptiste et non pas pour un cercle d'initiés, d'où le style populaire de son article. J'ai essayé de ne pas perdre dans la traduction la vigueur et l'humour décapant qui lui ont gagné le respect et l'affection de toutes les Églises baptistes là-bas.
J’aime bien Rowland Croucher – d’où ma perplexité devant son article agressif « Pour des Églises ouvertes ». Il mélange des remarques judicieuses avec des contradictions, des diversions et des textes mal cités. Je n’ai aucune envie de rallumer les controverses sur l’admission des membres à l’Église, mais un traitement équitable du thème devrait inclure une présentation de l’autre point de vue.
La liste de six options donnée par Rowland (de la position « fermée dure » à celle « grande ouverte ») me semble déséquilibrée. Ses catégories « ouvertes » (4) et (5) ne sont pas ouvertes ! Elles sont fermées aux non-arrosés, que ce soit par gouttelettes ou par des citernes entières. Des Salutistes pieux ne seraient pas admis, ni des Baptistes non-baptisés. Des Églises complètement « ouvertes » sont partout rares.
Les Baptistes ont toujours accentué la foi, rejetant les rites d’où elle semblait absente. Ils ne baptisaient que les seuls croyants.
Mais l’appartenance...
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