Soigner les blessés : la discipline dans l’Église

Présentation de livres

Présentation du livre de J. White et K Blue :

"Healing the Wounded, The Costly Love of Church" ("Soigner les blessés : l'amour "coûteux" de la discipline dans l'Église ") ; Leicester: IVP, 1985; 234 pp).

Le livre que nous présente André Pownall, professeur de théologie pratique à l'Institut Biblique de Nogent, n'est malheureusement pas traduit en français. C'est pourquoi son contenu est ici largement résumé. Le mot "discipline" peut faire peur ou sembler un peu vieillot. C'est pourtant de cette réalité bien comprise qu'il est question dans le livre de J. White et K. Blue. Cet ouvrage porte sur les communautés chrétiennes un regard critique et, il faut le reconnaître, lucide. Mais surtout, il ouvre des perspectives qui peuvent certainement être fructueuses pour nos Églises.


INTRODUCTION

« Les Églises sont devenues des hôpitaux où des âmes malades du péché reçoivent de l’aspirine et assistent à des divertissements… Que Dieu nous pardonne, car nous sommes plus préoccupés par le nombre que par la sainteté. La croissance de l’Église est une croissance plutôt cancéreuse, et nous n’en sommes même pas conscients.  » (p 34) Je prends la plume pour présenter un livre sur la discipline d’Église qui a marqué ma pensée et ma pratique. Il n’a pas été fait pour des spécialistes, mais il fera réfléchir les responsables des Églises locales. Plusieurs autres livres de John White, psychiatre canadien, (Le veau d’or, Le combat, L’Éros piétiné, etc.) ont été traduits en français. Pourquoi celui-ci n’a-t-il pas été retenu par nos éditeurs ? En le relisant, je trouve des imperfections, mais dans l’ensemble il est bien écrit et présente le thème de la discipline d’une façon qui ne manquera pas de frapper l’attention. A la différence d’autres ouvrages sur la question, qui s’attachent de près aux diverses formes de la pathologie, celui-ci a une approche plus positive, orientée vers la santé de l’Église. De nombreuses situations vécues sont présentées, et par moments il se lit presque comme un roman. Un exemple : l’auteur revient sur la situation scandaleuse qui existait dans l’Église de Corinthe. Tout le monde savait qu’un des membres vivait avec sa belle-mère. Paul écrit « Et vous êtes enflés d’orgueil ! Et vous n’avez pas plutôt pris le deuil… » (1Co 5.2).

Notre auteur commente (pp 103-4) : Prendre le deuil ? Les Églises prennent le deuil aux services funèbres. Nous ne prenons pas le deuil à cause de scandales. Nous aimons les scandales !… Nous les évoquons sur un ton de dévotion affectée. Nous disons combien nous sommes choqués, nous nous demandons où nous allons en venir… et nous croyons que nous déplorons vraiment le mal. Mais nous sommes en train de nous leurrer. Dans le monde...

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Les cahiers de l’École Pastorale

#32 - Juin 1999

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