Faut-il «marier» les concubins ?

Le mariage et la sexualité

Avant d’être Secrétaire général de la Fédération des Églises Évangéliques Baptistes, Étienne Lhermenault a exercé le ministère pastoral dans des Églises du sud de la France. Il nous apporte le témoignage de la manière concrète dont il a répondu à une demande.

 

La question est mal posée ; elle correspond pourtant à une problématique pastorale de plus en plus fréquente et généralement formulée en ces termes. Comme beaucoup de collègues, j’ai eu à y faire face dans l’exercice du ministère. Je voudrais relater en quelques mots la façon dont j’ai traité pratiquement la première demande de ce genre.

Cette forme de « témoignage » n’est pas sans risques : celui d’abord d’exposer les choix théologiques et les attitudes de l’auteur sans qu’ils soient réellement argumentés et celui aussi de frustrer le lecteur qui chercherait une réponse définitive à cette question. J’accepte de les courir et de répondre à ceux qui voudraient interroger ma pratique pastorale.

Attente ambiguë

Une famille très engagée de l’Église que je sers a dans sa nombreuse parenté un très jeune couple vivant en concubinage et ayant un enfant. Au cours d’une visite, ils m’annoncent leur désir d’officialiser leur union et demandent s’il est possible que « je les marie » au Temple Protestant. Leur attente est ambiguë : ils veulent surtout une belle fête...

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Article publié dans

Les cahiers de l’École Pastorale

#70 - 4e trimestre 2008

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