1528. Dieu parle les langues régionales
Jeanne d’Albret (1528-1572), reine de Navarre ; surnommée « la bonne reine Jeanne », attache son nom à la création d‘écoles et d‘hôpitaux. Elle réprime l‘ivrognerie, l‘usure et les jeux de hasard. Elle encourage la paix sociale et la justice.
Elle rappelle à ses frais une vingtaine de pasteurs béarnais pour prêcher dans la langue du pays. Jeanne d’Albret semble avoir eu un plan concerté de traduction.
En 1571, est édité à La Rochelle un Nouveau Testament en langue basque, traduit par le pasteur Jean Lissarrague (Ioannes Leiçarraga) et une équipe de pasteurs basques, à la demande de Jeanne d’Albret. Cette traduction constitue l’un des tout premiers écrits basques connus. Jeanne d’Albret fait également traduire les Psaumes en béarnais et en gascon.
Ce qu’avaient fait jadis les Vaudois en provençal, Jeanne d’Albret le fait en basque et en béarnais.
Les Églises galloises qui connaîtront au 18e siècle un Réveil accompagné d’un renouveau de la langue et de la littérature celtiques, vont promouvoir à leur tour la traduction du Nouveau Testament en breton (Le Gonidec, en 1827, Jenkins et Ricou en 1847), jusqu’à la traduction de toute la Bible par le breton Guillaume Le Coat (1883).