La « câlinothérapie »
Le chirurgien remonte du bloc. Il est visiblement surpris de voir Marcelle et réclame la radio à l’origine de son inquiétude. Quelques mots un peu vifs sont échangés entre eux.
Une fois le calme revenu, le chirurgien m’appelle et, devant moi, réexplique qu’il s’agit d’une pleurésie cancéreuse sur son poumon. Il ajoute doucement : « On ne vous guérira pas ; nous ferons au mieux pour améliorer votre confort. »
Marcelle, 86 ans, se met à pleurer, marmonnant des regrets. Le chirurgien, à la carrure de rugbyman, s’avance vers elle et la prend dans ses bras. Son geste et ses mots la rassurent. L’émotion est palpable. À l’évidence, c’est ce dont Marcelle avait besoin : de l’écoute et une dose d’empathie affectueuse.
Gisèle