1616. Shakespeare
Il est impossible d’exagérer l’importance de l’arrière-plan biblique chez William Shakespeare (1564-1616). Son vocabulaire est foisonnant, très poétique, parfois rugueux, mais il doit en grande partie à la Bible ses vers fluides qui possèdent une cadence et une puissance envoûtantes. Ses écrits contiennent plus de références à la Bible que chez aucun autre dramaturge de l’époque élisabéthaine. Il la cite à 1.350 reprises et pioche dans 42 de ses 66 livres. Ainsi, par exemple, l’histoire de Caïn (25 fois), Jephté (7), Samson (9), David (6), Goliath (3), Salomon (9), Job (25), Judas (23), Pierre (3), Pilate (7), le fils prodigue (9)… Il y a dans ses pièces tant de citations tirées des premiers chapitres de la Genèse que Shakespeare devait certainement les connaître par cœur ! Pour ne prendre qu’un exemple dans Hamlet (Acte 5, scène 2) : « Il y a une providence spéciale à la chute d’un moineau. Si c’est maintenant, ce n’est pas à venir, si ce n’est pas à venir, ce sera maintenant » est inspiré de la parole de Jésus dans Mathieu 10.29 : « Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père. »