1934. Yvonne Jean et André Chouraqui

Bible
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La traduction de la Bible par André Chouraqui (1917-2007) ne laisse personne indifférent. Le lecteur y est invité à redécouvrir l’original hébreu. Difficile de ne pas réagir devant le souffle poétique, la verdeur, l’actualité du texte qu’il restitue dans une vitalité bondissante. Sa traduction inclut le Nouveau Testament que Chouraqui appelle le « Pacte Neuf ».
Le premier contact d’André Chouraqui adulte avec la Bible de ses ancêtres survient par des voies détournées… et chrétiennes. Durant l’été 1934, Chouraqui quitte l’Algérie pour se rendre à Courbevoie afin d’y subir une opération.
Deux jeunes infirmières protestantes, qui se destinaient à soigner les lépreux dans des missions protestantes en Afrique ou en Océanie, lui font lire la Bible, dans la traduction de Louis Segond. Elles témoignent de leur foi et s’engagent avec lui dans de longs débats sur Dieu et les réalités spirituelles.
L’une d’elle, Yvonne Jean (1908-1975), est la nièce d’un pasteur cévenol. Elle correspondra avec lui pendant près de trois ans.
André Chouraqui écrira dans « Ce que je crois »(1979) : « Yvonne Jean, inspira mon retour à la Bible. »
Infirmière, à la fin de sa vie, professeur dans une école protestante, elle publiera, en 1997, ses « Lettres à André Chouraqui » (Yvonne Jean, Lettres à André Chouraqui, Éditions du Rocher, 1997).

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#46 - Juin 2017

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