Des dossiers thématiques, des témoignages, des rubriques variées : santé, éducation, cinéma, société… pour réfléchir au sens de ce que nous vivons et partager une espérance vivante.
Nos contemporains se croient rationnels. Ils disent souvent ne plus croire en Dieu pour cette raison. Pourtant, l’astrologie, la voyance, les gris-gris et les mages de toutes sortes se portent bien. Tout se passe comme si beaucoup refusaient la foi par principe, mais ne supportaient pas d’être seuls au monde.
Le besoin et la peur
Il y a, en effet, dans toute superstition, une manière de se rassurer. Si mon avenir peut être annoncé par l’horoscope, la boule de cristal ou les lignes de la main, alors ma vie a un sens et, avec ces béquilles, je vais peut-être trouver un moyen d’éviter les ennuis et d’être plus heureux. Mon saint Christophe en plastique ou le porte-bonheur qui pendouille sous mon rétroviseur vont peut-être m’éviter un accident. Peut-être, car au fond, peu de gens y croient complètement. Beaucoup ne « croient » pas aux horoscopes mais les lisent régulièrement. On les lit comme on regarde les séries fantastiques à la télé. On pense bien que c’est de la fiction, mais on voudrait tellement que ce soit vrai. Car toutes les superstitions sont comme des signes d’une autre réalité. Si le vendredi 13 ou les chats noirs portent bonheur (ou malheur, c’est selon), c’est que le monde a un sens, c’est qu’autour de nous, il y a quelque chose, un autre monde, un «...
Cet article est réservé à nos abonnés
Commandez votre exemplaire ou abonnez-vous pour
poursuivre votre lecture !
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies conformément à notre politique de confidentialité.