Collectifs fragiles, collectifs indispensables
Pratiquement tous les collectifs que nous connaissons, aujourd’hui sont fragilisés. L’homme est de plus en plus isolé.
Et pourtant, l’homme a tellement besoin d’avoir des relations avec d’autres pour vivre mieux…
Des collectifs fragiles
Dans le monde du travail, la taille des équipes diminue, année après année : on sous-traite ceci, on met en place des équipes-projet provisoires qui sont dissoutes à la fin du projet, on travaille en ligne, les directions s’éloignent, le chômage menace. Bref, l’isolement gagne peu à peu, et les salariés le vivent mal. Dans la vie civile, l’appartenance à une commune, à un département ou à un État, est, elle aussi, de moins en moins forte. Beaucoup de personnes n’ont pas envie de voter et elles attendent surtout d’un élu qu’il réponde à leurs besoins les plus immédiats. Les rapports de voisinage sont plus tendus. Les échanges sur les réseaux sociaux sont agressifs, parce que les personnes parlent à d’autres personnes qu’elles ne voient pas et, souvent, ne connaissent pas. Et la vie de famille ne va pas tellement bien non plus.
Une conséquence du progrès ?
C’est, en partie, le fruit de notre prospérité. À l’époque où il n’y avait pas d’assurance maladie (publique ou privée) et pas d’assurance vieillesse, il fallait, qu’on le veuille ou non, s’appuyer sur des liens de...
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