Le terme « bienveillance » a explosé ces dernières années au point d’être galvaudé et, pour certains, inaudible. Il est même fortement dénigré, souvent perçu comme une « gentillesse naïve » ou du laxisme. Pourtant, loin d’être une mode superficielle, la bienveillance est une valeur essentielle.
Dans une société marquée par la compétition, la rentabilité et la comparaison, la bienveillance apparaît comme un antidote nécessaire. La violence y est omniprésente, qu’elle soit manifeste (coups, menaces, abus) ou plus insidieuse, à travers l’ignorance, la manipulation ou l’incapacité à poser des limites. Travailler la bienveillance, envers soi comme envers les autres, constitue l’un des leviers les plus efficaces pour y remédier.
La bienveillance n’est pas innée, elle est une compétence humaine que chacun est appelé à développer. Désirer être bienveillant est une chose ; savoir comment s’y prendre en est une autre. Le chemin que j’ai pu expérimenter et transmettre lors de formations se révèle être un puissant facteur de changement : il commence par un indispensable travail de lucidité intérieure.
Couper le pilote automatique
La bienveillance commence par l’observation de nos mécanismes internes. Nous fonctionnons la plupart du temps en « pilotage automatique », un mode confortable, mais qui coupe notre conscience et nuit à nos relations.
Nos pensées sont saturées de jugements, d’interprétations et de croyances qui constituent notre vision...
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