Deux sœurs

Dossier thématique

Pansy est toujours en colère contre tout et tout le monde. Il faut dire que son mari Curtley est à côté de la plaque, et son fils Moses, 22 ans, ne fait rien de sa vie. Il n’y a que sa sœur, Chantal, qui essaie de la comprendre et de l’aider. 

Le film commence comme une comédie grinçante, avec un personnage truculent. Pansy est tellement excessive dans sa colère contre tout et n’importe quoi, à s’embrouiller pour rien avec tout le monde, et à balancer des horreurs à tous ceux qu’elle croise, qu’elle en est comique. 

Mais on finit rapidement par se demander ce qu’il y a derrière cette colère. Et on comprend qu’elle a mal, qu’elle souffre et qu’elle est profondément malheureuse. La bascule se fait à l’occasion de la fête des Mères, une journée révélatrice à plusieurs égards. La comédie se change alors en drame. Même les coups de gueule de Pansy sont désormais déchirants. 

« Deux sœurs » est un film sur la douleur de vivre, la solitude, et même la dépression. Un film infiniment triste, mais aussi très beau, qui évoque les souffrances et la détresse qui se cachent parfois derrière les murs d’un pavillon de banlieue paisible… 

Le film est-il pour autant sans espoir ? Certainement pas… Il se trouve sans doute dans l’amour, aussi difficile à exprimer qu’il soit. À cet égard, une réplique de Chantal à sa sœur est essentielle, et très belle : « Je ne te comprends pas, mais je t’aime. » N’est-ce pas là une formule remarquable de bienveillance ? 

Vincent Miéville

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Fiche technique

Réalisateur : Mike Leigh

Acteurs principaux : Marianne Jean-Baptiste, David Webber, Michele Austin

Pays : Royaume-Uni

Année de sortie en France : 2025

Style : Drame

Durée : 1 h 37

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