La déclaration de Jésus à ses disciples vise bien tout d’abord leur être et par voie de conséquence leur attitude et leurs actions. Certes, la fidélité du disciple au message radical de son Maître débouchera nécessairement pour chacun sur des voies différentes. À chacun de les reconnaître et de s’y engager.
Je voudrais me centrer sur la question de savoir ce que veut dire être « sel de la terre ». Il va de soi que la définition est vaste et qu’il est possible d’aborder cette question sous plusieurs angles. Dans nos milieux surtout, certains penseront peut-être à l’évangélisation, au témoignage de la foi, à l’annonce du salut. Nous sommes sel de la terre dans la mesure où nous transmettons l’Évangile, dans la mesure où nous témoignons, par notre vie et notre parole, de la grâce de Dieu. Mais il me semble qu’il y a une autre dimension encore, qui correspond plus au contexte de ce passage de Matthieu, dans le Sermon sur la montagne : on devient sel de la terre dans la mesure où on se comporte en disciple de Jésus, dans la mesure où on apprend à conformer sa vie à son enseignement. Vous vous rappelez que le Sermon sur la montagne nous présente le résumé de l’enseignement de vie que Jésus propose. L’accent est mis sur la manière dont la parole est mise en pratique très concrètement et l’exhortation à être sel de la terre introduit cet enseignement. Sel de la terre, lumière du monde, nous le sommes dans la mesure exacte de notre mise en pratique de l’enseignement de...
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