Ensemble au cinéma

Réflexion


« Le cinéma a trois fonctions vitales. Primo : divertir, et c'est une noble entreprise. Secundo : faire réfléchir grâce à une fiction qui ne privilégie pas seulement le divertissement. Tertio : être un miroir de l'existence. »
Jonathan Demme, le réalisateur américain oscarisé (Le Silence des Agneaux, Philadelphia…)


Si, pour beaucoup, la fonction initiale et principale du cinéma est le divertissement, les films sont de plus en plus des œuvres témoins de la société dont elles parlent, un « œil ouvert sur le monde » (1). On peut aller jusqu’à dire que le cinéma participe ainsi à notre éducation informelle. Une éducation qui se joue d’abord dans le ressenti, l’intime de l’individu.

Une ouverture sur le monde

Dans une interview parue dans l’Express du 3 mai 2001, le réalisateur français Jean-Luc Godard soulignait qu’il y a toujours dans le cinéma, comme dans la peinture, une part de mystère, d’ouverture sur l’invisible. Au-delà de ce que révèle l’image en mouvement, demeure le subjectif, l’émotionnel qui ne s’explique pas toujours mais qui se ressent. Le film peut ainsi, par exemple, permettre une autre approche du spirituel, cette dimension fondamentale de tout individu, somme de ses inspirations et de ses aspirations.
Cette « éducation informelle » va pouvoir se développer et continuer de se construire grâceau partage. Je passe comme à la vitesse supérieure en échangeant et en confrontant ma compréhension et mes émotions avec celles...

Cet article est réservé à nos abonnés

Commandez votre exemplaire ou abonnez-vous pour poursuivre votre lecture !

Article précédent

Regarder un film : d’abord une expérience

Réservé abonnés
Article suivant

Le linceul se retire en hors-champ

Lecture libre

Article publié dans

Croire & Vivre

#216 - Mai 2023

Voir le magazine

À lire dans Réflexion