Regarder un film : d’abord une expérience

Réflexion
Quand Martin Scorsese, le grand réalisateur américain, évoque sa première expérience de jeune spectateur dans une salle de cinéma, on a l’impression qu’il décrit une expérience religieuse :
« La première sensation était que j’entrais dans un monde magique – une belle moquette, l’odeur du pop-corn frais, l’obscurité, un sentiment de sécurité et, par-dessus tout, l’impression d’être comme dans un sanctuaire – dans mon esprit, un peu comme le fait d’entrer dans une église. (…) Évidemment, il y a de grandes différences entre une église et une salle de cinéma, mais je peux aussi voir de grandes similitudes. Les deux sont des endroits où des gens se réunissent et partagent une expérience commune. Je crois qu’il y a une forme de spiritualité dans les films, même si ça ne peut supplanter la foi… C’est comme si les films répondaient à une quête ancienne de l’inconscient commun. Ils répondent à ce besoin spirituel que les gens ont de partager une mémoire commune. »

Le cinéma offre l’occasion d’expériences collectives intenses et même d’une certaine communion. On peut utiliser un vocabulaire quasi religieux pour l’exprimer. Il y a le besoin de parler du film que nous avons vu et qui nous a touchés et de témoigner de notre expérience. Cela anime parfois des débats passionnés, voire des procès en hérésie contre tel scénariste ou réalisateur accusé d’avoir trahi l’esprit d’une saga...

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#216 - Mai 2023

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