1836. Émilie Mallet
Émilie Mallet-Oberkampf (1794-1856) est marquée par l’expérience du Réveil spirituel du début du 19e siècle. Ce mouvement de renouvellement spirituel visait à réveiller une foi endormie. Plusieurs autres ont parcouru notamment l’histoire du protestantisme.
En 1826, elle comprend à la lecture d’Ésaïe 53, le message d’amour et d’espoir apporté par le Christ. Elle est « libérée du voile qui couvrait ses yeux et accède à la vie nouvelle qui est la seule véritable ».
Dorénavant, elle lit et commente la Bible en famille et organise la prière en rédigeant spécialement pour cette occasion des prières qui seront publiées en 1836. Elle s’engage dans l’Association biblique des dames de Paris, qui distribue des Bibles et fait des visites à domicile. En cure au Mont-Dore en 1827, elle distribue quelques Nouveaux Testaments et doit faire face à l’opposition du clergé.
Celle qu’on appelle « la mère des pauvres » se met au service des enfants, des malades, des prisonniers. Elle fait œuvre de pionnière en créant, en 1826, les « salles d’asile », les premières écoles maternelles.