1930. Miss Marple d’Agatha Christie
Agatha Christie (1890-1976) incarne le roman policier. Ses enquêtes se déroulent dans un monde totalement imprégné de valeurs chrétiennes. Tout au long de ses romans, les hypothèses que pose cette anglicane pratiquante pour découvrir le criminel, se réfèrent à la vision chrétienne du bien et du mal, à la faiblesse des êtres, due à l’existence du péché originel.
Un exemple pris dans « Miss Marple au club du mardi »dans lequel elle confesse : « Cela va vous faire rire, vous, jeunes gens modernes, mais quand je suis plongée dans de graves ennuis, je fais toujours une petite prière. N’importe où, dans la rue, au marché… j’obtiens toujours une réponse ». Sa conviction date de l’enfance quand, dans sa chambre se trouvait affiché au-dessus de son lit ce conseil du Christ « Demandez et vous serez exaucé ».
La fille d’Agatha Christie précise : « Ma mère était chrétienne et croyait au combat entre le bien et le mal. Elle pensait que les assassins devaient être arrêtés et punis et désirait plus que tout ne pas voir souffrir les innocents. Certes, elle écrivait des histoires avec des meurtres, mais elle ne supportait pas la violence. »
Mais, comme l’exprime l’un des personnages dans « Les travaux d’Hercule », il ne s’agissait pas pour elle d’un christianisme au rabais : « La religion, Monsieur Poirot, peut être d’une grande aide et d’un grand soutien, mais, par religion, j’entends la religion vraiment orthodoxe. »