1933. Un très ancien manuscrit au British Museum

Bible
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Constantin von Tischendorf (1815-1874), philologue, helléniste et paléographe protestant séjourne à Paris de 1841 à 1842. Il tente la lecture du « codex Ephraemi », un palimpseste de la Bible grecque conservé à la Bibliothèque Nationale. Celui-ci est réputé illisible car des œuvres d’Éphrem le Syrien avait été copiées par-dessus. Sa tentative est couronnée de succès, elle attire sur lui l’attention des milieux universitaires et ecclésiastiques. Il reçoit aussi des soutiens financiers qui lui permettent de faire plusieurs grands voyages, notamment en Orient pour se procurer d’anciens manuscrits de la Bible. C’est ainsi qu’il découvre, en 1858, au monastère Sainte-Catherine du Sinaï, le « Codex Sinaïticus », daté du 4e siècle, l’un des plus anciens et des plus complets manuscrits de la Bible en grec.
Il mettra également la main sur des portions de la Bible d’écriture grecque du commencement de notre ère d’une valeur inestimable. Les moines s’apprêtaient à les jeter au feu !
Quant au « Codex Sinaïticus », il a été offert au Tsar Alexandre II, à charge pour lui de réaliser à ses frais la réalisation d’un fac-similé (4 volumes in folio). Le jour de Noël 1933, le manuscrit est vendu par les soviétiques pour la somme de 100.000 livres, au British Museum.
Pour Tischendorf, « L’histoire (…) du texte sacré contient d’abondants arguments pour répondre à ceux qui nient la crédibilité du témoignage évangélique. »

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#46 - Juin 2017

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