1944. Max Jacob
Max Jacob est un poète, romancier, essayiste et peintre français (1876-1944). Il passe sa jeunesse à Quimper, puis s’installe à Paris, où il fréquente notamment le quartier de Montmartre et se fait de nombreux amis, dont Picasso, Braque, Matisse, Apollinaire et Modigliani. Juif de naissance, il se convertit au catholicisme après avoir vu l’image du Christ sur le mur de sa chambre. Il se fait baptiser à l’âge de 40 ans.
Max Jacob comptait parmi ses nombreux amis Jean Moulin qui prend le pseudonyme de Max dans ses activités de résistant. C’est à Saint-Benoît-sur-Loire, où il vit près de l’abbaye bénédictine, qu’il est arrêté par la Gestapo. Il meurt le 5 mars 1944 dans le camp de Drancy.
L’originalité de ces « Méditations » vient de la présence des Écritures, en particulier celle des épîtres de Paul. Mais ce qui domine par-dessus tout, c’est la tendresse de l’homme vieillissant dans les années de guerre avec ses appels au secours pour ses parents déportés et ses amis emprisonnés. « Mon Dieu, ma foi n’est peut-être pas celle qui serait possible, cependant telle qu’elle est, elle est enracinée en moi. »
« Le Seigneur (…) a réalisé les prophéties. Il est donc ce Dieu dans lequel nous devons croire. Il est bien celui que les Juifs ont attendu 4.000 ans. »
« Lisez-moi une page ou deux de l’Évangile/Et je me tiendrai tranquille » (un des vers de « Poèmes de Morven le Gaélique »).