1958. Armstrong

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Le 7 février 1958, Louis Armstrong achève de graver « The Good Book » à New-York. C’est un monument du Negro spiritual qui fera date et s’imposera vite comme une référence.
« The Good Book » peut être considéré comme un message définitif, une prière magistrale qui s’élève vers Dieu. Ce chrétien fervent a appris à chanter le gospel à l’église de la Nouvelle-Orléans avec sa grand-mère Joséphine (née esclave). C’est par ce sublime disque qu’il rendra le témoignage le plus poignant à son peuple.
Il n’a pas hésité à utiliser sa notoriété pour présenter au public blanc tout un pan de sa culture intime, celle des églises noires du Sud. Loin d’être anecdotique dans sa carrière foisonnante, cet album constitue une pièce-maîtresse dans l’œuvre du trompettiste. Comment oublier sa façon unique de chanter : « Nobody knows the trouble I’ve seen, Nobody knows but Jesus… »
Le poète et homme politique Léopold Sédar Senghor a trouvé les mots justes :
« C’est tour à tour, la voix de la foudre, de la tornade, de la mer sur les rochers, de la source sur l’herbe. La voix du gorille et la voix de la tourterelle… C’est la voix de l’aube du monde, la voix de Dieu créant le monde en images modulées, en images rythmées. »

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#46 - Juin 2017

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