La bienveillance
Le mot bienveillance n’apparaît pas tel quel dans la Bible. Il vient du latin benevolentia : « vouloir le bien. » La Bible, elle, parle d’une fidélité qui agit. En hébreu, ḥesed désigne l’amour loyal de Dieu : une bonté qui ne lâche pas, même quand l’humain faillit. La Bible grecque le formule souvent par eleos, « miséricorde » : non pas une simple indulgence, mais un cœur qui se penche et qui relève. L’apôtre Paul, quant à lui, parle de chrēstotēs : la bonté bienfaisante de Dieu qui relève et transforme – et que Paul veut faire mûrir en nous comme « fruit de l’Esprit ». Cette bonté culmine en Jésus, où la miséricorde devient visage, parole et pardon. La bienveillance biblique n’est donc ni naïveté ni posture : c’est une volonté de faire vivre l’autre, enracinée dans l’alliance et la grâce.
Thibault Foulon
Directeur de la Ligue pour la Lecture de la Bible-Vivre la Parole