Marcher pour découvrir un territoire
Lorsque j’approche une région, j’aime que celle-ci ne soit pas plus grande que ce que je peux parcourir à pied. Ainsi, je ne « fais » pas la Bretagne, mais je pars à la découverte de quelques kilomètres de côtes. Et c’est tout. Bien sûr, il me reste beaucoup à voir, mais je ne suis pas frustré car ce sera pour une autre fois. C’est un tourisme minimaliste qui me permet de m’imprégner d’un territoire, de mieux connaître les gens qui l’habitent, d’être attentif à ses ressources, à sa gastronomie, à son architecture, à la forme de son habitat.
Marcher me donne un sentiment de liberté. Je choisis mon itinéraire, sa durée, sa direction. Je m’arrête où je le souhaite. Je fais une pause parce qu’il pleut. Ou, au contraire, je marche sous la pluie comme on chante, pour le plaisir de sentir un vent mouillé sur mon visage. Je suis libre. Mais de quelle liberté parle-t-on ?
Le marcheur échappe, le temps d’une randonnée, au stress de la vie quotidienne, accède à une certaine sérénité, se reconnecte aux autres et à la nature. Il se ressource, s’émerveille, et, croyant ou non, il sent bien qu’il y a là une présence qui lui échappe et qui ouvre son cœur à la gratitude. Pour...
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